Séquence 3 : Quels sont les autres risques géologiques ?

Les glissements de terrain de Salazie avec le Site Geoportail

 

I. Manipulation de Geoportail

II. Les risques de glissements de terrain sur la route de Salazie : Rivière du Mât au Pont de La Savane

III. Les glissements de terrain à La Réunion Grand Sable

IV. Glissements de terrain et éboulements à Salazie

IV. Glissements de terrain et éboulements à Salazie

 

Doc 1, 2, 3 :

Les photos suivantes ont été prises au centre du village de Salazie après le cyclone Colina en Janvier 1993

 

Doc 4 : Article 1  ( Le texte suivant est extrait d'articles du JIR )

Il faut sauver Grand-Ilet

Depuis 1980 et le passage du cyclone Hyacinthe, l'ONF et les propriétaires terriens tentent de "sauver" l'écart de Grand-Ilet, jadis sujet à d'énormes glissements de terrain. A Salazie, on attend avec impatience la sortie du nouveau POS prévu pour la fin de l'an 2000.


En 1980, le passage du cyclone Hyacinthe précipitait sur le cirque de Salazie 3,5 mètres d'eau en trois jours, ce qui avait pour effet de liquéfier complètement les sols. Dans les derniers virages de la route qui monte de Grand-Ilet, un écart de Salazie, le sol se met soudainement à glisser dans la pente. Une case est alors ensevelie avec ses dix occupants. En feuilletant les archives et les livres d'histoire, on s'aperçoit vite que le cirque de Salazie est habitué à ce genre de catastrophe.
En 1875 par exemple, l'effondrement d'un pan du Grand-Morne écrasait 62 habitants. En 1948, l 'établissement thermal d'Hell-Bourg était emporté par un autre glissement de terrain. La catastrophe de 1980 n'était donc pas une première. Plus proche de nous, en février 98, il est tombé plus de 2 mètres d'eau en dix jours. Un nouveau déluge, de nouveau éboulements et une nouvelle victime, emportée par les eaux d'une ravine. A Grand-Ilet, malgré les énormes efforts entrepris pour consolider les terrains instables (encore quinze ans de travail !) et sécuriser un tant soit peu les familles qui y résident, rien ni personne ne peut assurer qu'un autre glissement de terrain majeur ne vienne une fois de plus plonger le village dans le malheur. Là aussi, on accepte et on vit avec ce risque terrible. Du reste, Grand-Ilet est devenu au cours des dernières années l'une des places fortes de l'élevage à la Réunion , puisqu'on estime à 20 % du cheptel de l'île (poulets, porcs, poules pondeuses) niché à Grand-Ilet. Là encore, on connaît les risques, mais on vit avec. Et puis, où évacuer ces gens qui tiennent plus que tout à leur bout de terre ?
Quant aux 8 000 Salaziens, ils attendent avec impatience et anxiété de découvrir leur premier vrai plan d'occupation des sols qui devrait sortir à la fin de l'année prochaine.
En matière d'urbanisation salazienne, c'est la DDE de Saint-Benoît et non pas la mairie qui décide de délivrer ou non les permis de construire, cette dernière se contentant d'instruire les dossiers auprès de ses administrés.
Dans le cirque aussi on recense de nombreuses zones réputées à risque, certaines plus ou moins bien délimitées et d'autres encore mal connues, d'ou l'intérêt - et probablement les surprises - que ne manquera pas de susciter ce nouveau POS. Il définira probablement de nouvelles zones dangereuses, sur lesquelles seront déjà construites des cases.... A Grand-Ilet au moins, le zonage est vite fait. Un peu comme si tout un village des Alpes s'étaient installé dans un couloir d'avalanche.

Mercredi 28 Avril 1999

 

 

Doc 5  : Article 2   ( Le texte suivant est extrait d'articles du JIR )

Impossible protection

Pour autant, il semble que le problème de Salazie soit insoluble: la route est coincée entre la montagne et la rivière, sans échappatoire ni autre tracé possible. La géologie du cirque est celle d'un vieux rempart volcanique.
L'érosion s'y manifeste de deux manières spectaculaires : les glissements de plateau et les éboulements. Sur les cotés du cirque, comme sur les pentes du piton d'Enchaing, les chutes de pierres sont des phénomènes quotidiens.
À l'exception de quelques endroits où la falaise est constituée de basalte homogène et résistant, la falaise qui surplombe la route est ainsi constituée de strates de scories empilées, un véritable mille-feuille. Les couches ne possédant pas toutes les mêmes propriétés mécaniques, certaines sont plus fragiles et s'altèrent, sapant la structure même de la falaise. C'est l'éboulement garanti. Pourait-on, à l'image de la route du littoral sécuriser la paroi? On compte une moyenne de 5 000 véhicules par jour sur cette unique voie d'accès à Salazie, Hell-Bourg, Grand-Ilet... À titre de comparaison, il y a 3 500 voitures sur la route de Cilaos, mais 45 000 sur la route du littoral et 30 000 sur la quatre-voies de Saint-André.
La fréquentation somme toute moyenne est un frein aux grands travaux. Les investissements réalisés pour la protection du grand axe côtier ne se comprenaient que par rapport à l'importance du trafic. Et encore, seuls 3 des 13 km de voie sont protégés des éboulements par des filets de protection. Autant dire qu'un tel investissement à Salazie apparaît improbabale. Il n'y a pas un pan de la falaise qui apparaisse solide, et la pose de filets de protection ne serait efficace que sur l'ensemble du parcours. Autre impossibilité technique, l'étroitesse de la voie ne permettrait que très difficilement l'installation de filets. Enfin, ces dispositifs créeraient une trompeuse impression de sécurité. La vigilance des usagers, des décideurs pourrait s'émousser. Or, la surveillance quasi quotidienne exercée aujourd'hui par les cantonniers du Département est pour longtemps encore le seul et le meilleur système d'alerte. Techniquement, la seule parade efficace serait un tunnel, dont on n'ose imaginer le prix. Ne pouvant donc conduire une autre politique, les services du Département mobilisent une quinzaine d'employés quotidiennement pour dégager les pierres et maintenir la route en bon état. Le pont de l'Escalier va être reconstruit, le système d'écoulement des eaux pluviales est constamment amélioré, le ruban de bitume entretenu avec grand soin.
Mais la menace plane toujours dans les airs. Les Salaziens ont appris à vivre avec ce risque, comme les habitants de Cilaos. Une habitude du danger qui ne manque pourtant pas de surprendre quiconque n'est pas né dans ces cirques.

 

Questions :

1) Quelles sont les menaces qui pèsent sur les villages et la route du Cirque de Salazie après chaque cyclone?

2) Quelles sont les causes des glissements de terrain et des éboulements?

3) Quels sont les moyens de protection et de prévention possibles?

4) Sont ils efficaces?

5) Quelles sont les améliorations possibles pour la protection et la prévention du Cirque de Salazie et de sa population ?

 

Activité proposée par Lucette Ferlicot
   

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