Séquence 1 : L'action directe de l'homme sur le peuplement des milieux

Action de l'Homme sur les oiseaux des Mascareignes

 

Document 1 : Oiseaux disparus des Mascareignes

Oiseaux disparus des Mascareignes

Document 2 : Récits de navigateurs

Le solitaire de Rodrigues :

Voici comment cet oiseau est décrit par François Leguat entre 1690 et 1698 :
«Ils ne volent point. Ils sont extraordinairement gras et le goût en est excellent. On trouve des mâles qui pèsent jusqu'à quarante-cinq livres. La femelle est d'une beauté admirable ; il y en a des blondes et des brunes. Sitôt qu'ils sont arrêtés, ils jettent des larmes sans crier, et refusent opiniâtrement toute sorte de nourriture, jusqu'à ce qu'ils meurent.» Le nid des solitaires était constitué de feuilles de palmiers entassées. La femelle pondait trois fois par an à raison d'un seul œuf par ponte, un œuf beaucoup plus gros qu'un œuf d'oie, couvé à tour de rôle avec le mâle.

 

Le Dodo :

«Ces oiseaux vivent à Maurice où on peut les rencontrer en grand nombre. Ils y pullulent car ils ne peuvent s'échapper de l'île, étant inaptes au vol. Ils nous procurent une nourriture valable qui nous rassasie à satiété. Souvent, ils ont une pierre dans leur gésier, aussi grosse qu'un œuf de poule, parfois moins, nous les avons nommés "oies de kermesse". Nous séjournâmes ici douze jours, afin de pouvoir nous reposer. En cet endroit, nous trouvâmes de grandes quantités de volatiles, deux fois plus gros que des cygnes, à qui nous donnâmes le nom de "cigognes nauséabondes", ou "oiseaux de nausée". Bien que leur chair fut abondante, le nom d' "oiseau répugnant" ou "oiseau dégoûtant" leur convenait parfaitement. Nous trouvâmes également de très nombreux pigeons et perroquets.»

 

Le solitaire de la Réunion :

Carré, qui vint à Bourbon en 1608, a laissé des renseignements plus précis. Il le distingue pour la première fois sous le nom de Solitaire qui lui est resté. «J'ai vu dans ce lieu une sorte d'oiseau que je n'ai point trouvé ailleurs c'est celui que les habitants ont nommé l'oiseau solitaire parce qu'effectivement il aime la solitude, et ne se plait que dans que dans les endroits les plus écartés ; on en a jamais vu deux ni plusieurs ensemble ; il est toujours seul. Il ne ressemblerait pas mal à un Coq d'Inde, s'il n'avait point les jambes plus hautes. La beauté de son plumage fait plaisir à voir. C'est une couleur changeante qui tire sur le jaune. La chair en est exquise : elle fait un des meilleurs mets de ce pays là et pourrait faire les délices de nos tables. Nous voulûmes garder deux de ces oiseaux pour les envoyer en France et les faire présenter à sa majesté ; mais aussitôt qu'ils furent dans le vaisseau, ils moururent de mélancolie, sans vouloir ni boire ni manger.»

 


Questions :

1) A partir des sites suivants :

Retrouve les noms et les îles des Mascareignes dans lesquelles ces oiseaux vivaient avant l'arrivée de l'homme ?

Colorie les oiseaux à partir des informations recueillies sur les sites.

http://www.mi-aime-a-ou.com/dodo_solitaire_dronte_ile_reunion.htm

http://www.ac-reunion.fr/PEDAGOGIE1/stjoseph/principal/vincendo/pages%20web%20CE1/dodo.htm

http://www.palli.ch/~kapeskreyol/dodo/c22.php

2) Quelles sont les caractéristiques communes de ces trois oiseaux ?

3) Pourquoi ces trois espèces ont-elles disparues ?

 

Activité proposée par Philippe Tercé