Séquence 3 : L'homme protège son environnement et préserve le peuplement

Un moyen de lutte contre le ver blanc

Le ver blanc est arrivé accidentellement de Madagascar à l'occasion du retour massif des français en 1972. Les premiers dégâts sur la canne ont été signalés sur la commune de la Possession en Juin 1981. Depuis cette date le territoire infecté n'a fait que croître, en 1995 toute l'île est contaminée.

Comment l'homme peut-il lutter contre la prolifération du ver blanc?

 

Doc 1 : La progression de la contamination par le ver blanc depuis 1981.

Document extrait de "La fédé" N°6. Bulletin de liaison de la FDGDEC (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Ennemis des Cultures de la Réunion).

 

Progression du ver blanc

Le ver blanc peut se trouver sous deux formes:

- En novembre-décembre, il passe sous une forme adulte ailée. Les femelles sont alors capables de parcourir une distance de deux à trois kilomètres avant de se poser au sol et de pondre des oeufs qui, l'année suivante, seront à l'origine de nouveaux adultes ailés...

- Le reste de l'année, on le trouve dans la terre (champ, pot de fleur, terreau, fumier) sous forme d'une petite larve blanche qui se nourrit de débris végétaux puis de racines.


Doc 2 : Extraits adaptés de l'Arrêté préfectoral N°2008 du 21 août 1989

 

Article 5 : Est interdit, le franchissement des limites dans le sens intérieur vers l'extérieur de la zone contaminée, par tout véhicule transportant les matériaux suivants : terre, terreau, compost, fumier ainsi que tout produit végétal.

Article 6 : Par dérogation à l'article 5, les matériaux suivants sont autorisés à franchir les limites de la zone contaminée :

- Les cannes à sucre mais uniquement en dehors de la période des vols de ver blanc

- Les fruits et légumes s'ils sont débarrassés de tout résidu de terre

- Les plantes en pot avec terre ou terreau, s'il peut être prouvé qu'elles proviennent d'une pépinière située en dehors de la zone contaminée

 

Doc 3 : Lutte biologique contre le ver blanc

En 1987, découverte d'un champignon Beauveria brongniarttii à Madagascar sur les Hauts plateaux.

Il s'agit d'un champignon du sol dont les spores en germant pénètrent dans le ver blanc (forme larvaire et adulte). Ils émettent des substances toxiques qui finissent par tuer l'insecte. Les filaments du champignon colonisent le cadavre, le momifient et produisent à nouveau des spores qui peuvent contaminer de nouveaux vers blancs...

Après plusieurs années d'expérimentations, un produit à base de Beauveria, le Betel a été mis sur le marché à partir de 1993.

Ver blanc momifié par le champignon

 

Questions :

1) A l'aide des informations du document 1, propose deux modes de disséminations possibles pour le ver blanc.

2) Document 1 : Quelles étaient les limites de la contamination par le ver blanc en 1989, année ou l'arrêté préfectoral N° 2008 a été pris.

3) Document 2 : Connaissant les modes de dissémination du ver blanc, justifie les différentes limitations au transport imposées par l'arrêté préfectoral.

4) Document 3 : Explique en quoi l'utilisation du Betel par les planteurs permet de lutter contre le ver blanc. Justifie l'expression "lutte biologique".

5) Connais-tu d'autres moyens de lutte contre le ver blanc?

Activité proposée par Philibert Bidgrain